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  2. L’histoire du whisky français : de 1983 à aujourd’hui

Si la France est le pays qui consomme le plus de whisky par habitant, c’est bien chez nous que les meilleurs single malts sont les plus appréciés. Mais être un amateur éclairé de whiskies écossais ou japonais, c’est également désirer un jour produire son propre whisky. Voici donc un état des lieux de la production de whisky français.

Pour passer de rares cuvées inventées par quelques passionnés à une production régulière, et capable de supporter la comparaison avec les meilleurs whiskies du monde, il aura fallu une vingtaine d’années. Le signe de cette embellie à l’égard du whisky made in France ? La création en 2016 de la Fédération du Whisky de France par 33 maisons (distillateurs et embouteilleurs).

Whisky français : de la curiosité à l’effet de mode

Historiquement, il est important de différencier les premiers whiskies élaborés et vieillis en France, des jus importés d’écosse ou d’Irlande et affinés sur le territoire national (l’exemple le plus connu de ces Maîtres affineurs de grands malts étant Michel Couvreur). Ainsi, c’est en 1983 que l’on peut dater avec précision le premier whisky français. Cela se passait en Bretagne, précisément à Lannion, au sein de la distillerie familiale Warenghem dont nous conseillons la visite, tant l’architecture des bâtiments est conforme à l’excellence de la production.

Quelques dates à retenir 

  • 1983 : c’est cette année-là que débute la grande aventure du whisky à la française. Profitant d’un savoir-faire centenaire en matière de production d’eau-de-vie (Fine Bretagne AOC, Pommeau de Bretagne AOC, chouchen…), la distillerie indépendante et fière de l’être Warenghem devient officiellement le premier lieu de production d’un whisky 100% français.

  • 1998 : faire du whisky en distillant du blé, de l’orge ou du seigle est possible, mais produire un whisky malté exige de distiller de l’orge malté, c’est-à-dire de l’orge que l’on a laissée germer avant de la brasser. Un Single malt est donc un whisky élaboré à partir de 100% d’orge maltée et la première marque à pouvoir revendiquer la production d’un whisky de malt, c’est Armorik.

  • 2010 : cette année-là, on compte 20 distilleries en France réparties sur quelques portions du territoire (la Bretagne, la Corse, l’Alsace et le Nord-Pas de Calais).

  • 2014 : le Concours général agricole, qui décerne ses récompenses annuellement à l’occasion du prestigieux Salon de l’Agriculture de Paris, récompense enfin les meilleurs whiskies français.

  • 2015 : signe d’un savoir-faire et d’une volonté de produire du whisky représentatif d’un terroir, les IGP (Indication Géographique Protégée) suivantes sont inscrites au Journal Officiel : Whisky d’Alsace, Whisky alsacien et Whisky de Bretagne.

  • 2019 : le whisky français dépasse le cap du million de bouteilles vendues vendues en France.

Whisky français : par quel whisky commencer ?

  1. Whisky Michel Couvreur : à tout seigneur, tout honneur. Même si la maison Michel Couvreur ne distille pas ses malts, elle sait choisir les meilleurs jus en provenance d’Écosse ou de France qui seront ensuite vieillis en bourgogne (dans des galeries creusées au sein de la roche). Si Michel Couvreur est décédé en 2013, son savoir-faire en matière d’élevage continue d’être une référence grâce à son gendre. 

  2. Whisky Bellevoye : la gamme Bellevoye revendique une production 100 % française de la céréale au barriques destinées à l’affinage de jus maltés (simple ou triple).

  3. Whisky Rozelieures : cette maison revendique la maîtrise de toutes les étapes de production de ses whiskies sur site (culture de l’orge, vieillissement et mise en bouteille sont réalisés en Lorraine).