Pour reconnaître un bon rhum, il ne suffit pas de constater que c’est le plus cher… Heureusement pour son portefeuille et le plaisir de la découverte, il existe bien d’autres moyens pour dénicher les meilleurs rhums produits dans le monde. Voici donc quelques conseils pour se faire plaisir et se tromper le moins souvent possible :
Un bon rhum en 4 étapes
Lire l’étiquette des bouteilles rhums
Il est possible de reconnaître une bonne bouteille de rhum sans l’ouvrir. C’est à certains détails lisibles sur l’étiquette que les bons rhums commencent à se faire remarquer :
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Un bon rhum affiche fièrement et de manière très visible sa provenance et son mode de fabrication. Les rhums des Antilles françaises sont très fiers de revendiquer les mentions “Rhum agricole” ou AOC Martinique, car elle indique sans détour qu’il s’agit bien de pur jus de canne distillé et non de la simple mélasse (le résidu obtenu lors de la fabrication du sucre).
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Le degré d’alcool est également un indice intéressant à prendre en compte. Ainsi, un rhum qui titre officiellement 40% d’alcool est souvent plus consensuel et rond. Au-delà de 45% ou 50%, vous aurez affaire à des rhums de caractère aux arômes plus concentrés.
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Il ne faut pas confondre la durée de vieillissement et l’âge réel d’un rhum. En effet, une fois mis en bouteille, le jus est stabilisé et il faut attendre plus de 20 ans pour profiter du temps qui passe en termes gustatifs. Si les vieux rhums précisent toujours sur leurs étiquettes la durée d’élevage (en général 8, 10 ou 12 ans), c’est parce qu’un rhum qui est resté autant d’années en barriques va proposer des saveurs uniques et très recherchées. Le terme “Solera” est très vendeur, mais attention au mélange des années…
L’absence d’additifs et de sucre ajouté
Il est bon de savoir que de nombreux fabricants de rhum n’hésitent pas à ajouter du sucre ou des additifs (glycérine, vanille artificielle…) pour masquer les défauts de leur production ou proposer un goût précis. Si de nombreuses maisons souhaiteraient que l’on puisse informer le consommateur de ses ajouts, ce n’est pas encore le cas. Il vous reste alors deux solutions pour ne pas déguster des rhums sirupeux ou maquillés sans vergogne :
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Méfiez-vous des rhums collant sur les lèvres et doté d’arômes trop vanillés (soit disant obtenus lors de l’élevage).
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Faites confiance aux marques réputées et aux appellations contrôlées (AOC Martinique) qui garantissent zéro sucre ajouté.
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Si vous optez pour un rhum de mélasse, soyez attentif à la durée de vieillissement.
L’examen visuel et olfactif
Avant la dégustation à proprement dite, il est possible de savoir si on est en présence d’un rhum de qualité. Pour mener cet examen, il suffit de verser le rhum dans un verre transparent :
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La robe : Ne pensez pas qu’un rhum sombre est un rhum qui a vieilli plusieurs années. Nombre de producteurs de rhum teintent leur breuvage en ajoutant du caramel ou des colorants (naturels ou non). Un bon rhum a donc une teinte limpide, signe d’un filtrage rigoureux, alors qu’un rhum trouble et brun n’augure rien de plaisant. Ce que l’on appelle les “larmes” (ces gouttes qui glissent sur les parois du verre) indiquent le taux réel d’alcool et la densité du rhum : plus les gouttes restent sur la paroi et plus le rhum a du corps.
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Le nez : Un rhum de qualité a besoin d’être ventilé pour exhaler des arômes les plus complexes. Les premières notes de vanille, de fruits ou de boisé ne sont pas des indices de qualité : un bon rhum dévoile toujours des saveurs plus complexes (fleurs, fruits secs, chocolat…).
La dégustation du rhum
Voici enfin l’étape cruciale, celle qui va permettre de valider ses bonnes ou ses mauvaises impressions… Un bon rhum, comme n'importe quel alcool de qualité, se juge en trois temps :
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L’attaque en bouche : Un bon rhum est franc de collier, pas sirupeux, frais et sans agressivité.
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Le milieu de bouche : C’est à ce moment que la complexité et l’équilibre d’un rhum se révèle. N’oubliez pas que les vieux rhums peuvent se déguster avec du fromage… Voilà l’occasion de partir à la découverte de saveurs inédites.
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La finale et longueur en bouche : La meilleure manière de juger la qualité d’un rhum est la longueur en bouche. À l’instar des grands vins, un rhum haut de gamme empreinte le palais de saveurs qui persistent. Si les arômes disparaissent dès la première gorgée, alors votre rhum est de moindre qualité, ou destiné à la création d’un cocktail maison.