Vous n’y connaissez rien en whisky, mais vous souhaitez tout savoir sur le spiritueux le plus dégusté en France en moins de 3 minutes ? Alors, top chrono !
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C’est quoi le whisky ?
Le whisky est une boisson alcoolisée obtenue par distillation d’un mélange fermenté ou non de céréales (orge, seigle, blé, maïs…). Pour revendiquer la dénomination “whisky”, un vieillissement de trois ans minimum en barriques de chênes est exigé. Le whisky aurait été inventé par les écossais, mais les irlandais affirment que c’est eux.
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C’est quoi la différence entre whisky et bourbon ?
Si la technique de distillation et les méthodes de vieillissement sont identiques, le bourbon tient à revendiquer trois caractéristiques exclusives : son origine (Amérique de Nord), sa matière première (minimum 51% de maïs) et la qualité des chênes destinés à l’élevage (exclusivement des fûts neufs de chênes américains). Il est intéressant de noter que l’obligation d’utiliser des barriques neuves pour le vieillissement du bourbon n’est pas le fruit d’une volonté de produire mieux, mais le résultat d’une opération de lobbying réussie des propriétaires de forêts de chênes… En bouche, le bourbon est souvent plus caramélisé et vanillé qu’un whisky classique.
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Pourquoi faire vieillir le whisky durant plusieurs années ?
Le principe de l’affinage ou de l’élevage du whisky consiste à harmoniser la structure du jus fermenté, à affiner certaines saveurs et à élargir la palette aromatique. Le moment du vieillissement d’une cuvée de whisky est devenu stratégique, car le choix de telle ou telle barrique permet d’apporter des saveurs exogènes au breuvage (vanillées, boisées, fumées…). Le contenant de l’élevage est même devenu un argument marketing (choix de fûts ayant élevés du Sauternes, par exemple) et représentatif d’un savoir-faire innovant (notamment au moment de ce que l’on nomme le “finish”, qui consiste à parfaire l’élevage lors d’un bref passage dans des fûts particuliers).
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Existe-t-il un classement ou des appellations de whisky ?
Il n’existe pas de classement officiel qui permettrait d’identifier plus facilement les différentes cuvées de whisky, comme ce qui existe dans le monde du vin. Il faut raisonner les typicités de chaque whisky à partir de son pays d’origine (Écosse, Irlande, Japon, France…), de son terroir de production et de son procédé de vieillissement. Si l’on prend l’exemple de l’Écosse, 5 régions revendiquent une production spécifique de whisky (Islay, Lowland, Highland, Speyside, Campbeltown), mais cela n’empêche pas des distilleries de produire du whisky où elles le souhaitent. Pour se différencier, les whiskies estampillés Islay revendiquent l’usage de la tourbe et des arômes iodées, tandis que les cuvées du Speyside insistent sur l’élégance et la finesse de leur production.
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C’est quoi la tourbe ?
La tourbe est le résultat de la décomposition de matière végétale dans un environnement saturé d’eau stagnante. Une fois que l’eau a été absorbée par les herbes et les feuilles, le temps fait son œuvre et produit une matière solide qui peut servir de combustible. Le problème de la tourbe, c’est qu’en brûlant elle dégage une forte odeur iodée et terreuse, ce qui n’est pas très pratique pour alimenter un poêle à chauffage, mais devient un avantage lorsque l’on sèche du malt. En effet, lors de l’élaboration de l’orge maltée, si l’on utilise de la tourbe pour stopper la germination des graines, on va pouvoir aromatiser le mélange destiné à la fermentation. La tourbe est donc un ingrédient important dans le cadre de la production de certains whiskies, comme ceux des Islay.
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Qu’est-ce qui différencie un single malt d’un blend ?
S’il est possible de distiller n’importe quelle céréale pour produire du whisky, l’orge maltée (c’est-à-dire lorsque les grains débutent leur germination) a fait la réputation des fameux single malt. Distiller de l’orge maltée, c’est extraire d’une matière première riche en saveurs des notes aromatiques qu’une céréale plus conventionnelle (blé, maïs, seigle) ne pourra fournir. Un blend, quant à lui, est un whisky élaboré à partir d’un mélange de jus distillés. Tout se complique, dès lors qu’une maison de whisky décide de produire des assemblages de malts (double ou triple malt), car s’il s’agit d’un blend, pas question de qualifier ainsi un breuvage composé à partir de pur malt… L’appellation “blend” est donc réservée aux whiskies jugés moins nobles que les whiskies de malts…
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Quel est le pays qui consomme le plus de whisky ?
Fidèle à sa réputation de peuple bon vivant et épicurien, la France est le pays qui importe le plus de whisky.
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Quel est le pays qui produit le plus de whisky ?
Ce n’est pas l’Écosse qui produit le plus de whisky, mais l’Inde (la consommation nationale participant allègrement à la production de whiskies que nous jugerions imbuvables, car trop sucrés).
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Est-ce que la France produit du whisky ?
Depuis 1984, la France est officiellement un pays producteur de whisky, ce qui est logique compte tenu du savoir-faire présent sur notre territoire en matière de distillation, sans parler des terroirs favorables à la production de whisky (production céréalière et eau de source). Avant cela, il existait des assembleurs qui achetaient leurs malts en Écosse ou en Irlande, avant de les faire vieillir en France (comme la maison Michel Couvreur).
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Par quel whisky débuter son apprentissage ?
L’idéal est de débuter sa découverte du whisky par des cuvées faciles à déguster (whisky iralndais ou whisky écossais du Speyside). Les plus téméraires pourront se risquer à goûter des whiskies tourbés, mais attention aux soubresauts gustatifs…