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Botran

Le Guatemala est le pays d’une civilisation fascinante, celle incarnée par les mayas. Connus pour leurs prouesses scientifiques, à une époque (plus de 2000 ans avant J-C) où les mathématiques, l’architecture et l’astronomie étaient des domaines réservés à quelques illuminés, les mayas ne sont pourtant pas responsables de la réputation actuelle du pays en matière de production de rhums… À croire que pragmatisme et spiritueux ne sont pas cousins de connaissances, il faudra en effet attendre le passage des invasions, et notamment celle des colons espagnols, pour que la canne à sucre locale devienne la matière première d’un joyau à boire.

Parmi ces joyaux, les rhums Botran figurent en bonne place à côté de ses confrères de ce pays d’Amérique latine réputé pour sa nature préservée (le nom Guatemala signifiant « terre boisée »).

Rhum Botran, aussi doux que du miel ?

Les rhums Botran sont élaborés à partir de miel de canne à sucre. Cette matière première peu commune est le résultat d’un long processus de chauffe du premier jus obtenu lors de la presse de la canne à sucre. Durant plusieurs jours, une évaporation lente densifie le liquide qui, à terme, ressemble à un sirop doté d’une robe sombre. Pour faire baisser le taux de sucre, on dilue ce sirop avant de passer à l’étape de la fermentation et celle de la distillation. Ce choix d’un élément de base concentré est à l’origine du caractère opulent des rhums Botran, il contribue également à la personnalité unique d’une production qui fêtera en 2029 ses 90 ans.

Un élevage en altitude

L’autre caractéristique déterminante, qui permet à la majorité des rhums du Guatemala d’être de nos jours des références incontournables, réside dans le biotope mis à disposition des distilleries du pays. C’est ainsi que les rhums Botran profitent de dénivelés majestueux et impressionnants pour vieillir paisiblement à plus de 2000 mètres d’altitude sous l’œil unique du volcan Tajumulco, ce dernier culminant à 4 220 mètres d’altitude.

Maturés dans d’anciens fûts de porto sec, les rhums Botran sont épicés et exubérants. Si la maison communique peu sur son choix de barriques, c’est tant mieux pour votre portefeuille. Cela permet de pouvoir s’offrir un Botran 15 ans d’âge à moins de 40 €, à une époque où un rhum de même qualité avoisine est plus souvent proposé au double de ce tarif. La méthode de vieillissement utilisée est celle dite de la Solera. Le procédé venu d’Espagne consistant à empiler des barriques de jus qui vont ensuite être assemblés en complétant les premiers fûts de rhums jeunes.

Un Botran incontournable

Le rhum Botran 18 ans est le fruit d’un croisement de quatre rhums en provenance de quatre types de conditionnement de vieillissement. Une fois l’assemblage effectué, le rhum obtenu est patiné lors d’une ultime étape dans des barriques éloignées du sol par 2300 mètres de dénivelé… Ce rhum explore avec détermination les saveurs de vanille, d’épices et de tabac frais. Le tarif est plus que raisonnable pour tant de complexité aromatique, avant de s’intéresser ensuite à un sacré joyau de la famille Botran…